Hélène et Thomas Chassaing fr / en Menu

Texte d'introduction :

Fin novembre 2016, la COP de Marrakech se termine (voir le reportage "COP22" sur ce site) et je reste encore un peu au Maroc. Nous avons en tête de donner une suite au travail réalisé en Espagne (sur l'agriculture intensive et le besoin en main d'oeuvre peu coûteuse venue entre autres du Maroc) comme je l'avais fait en Afrique de l'Ouest (cf Reportages : "Le jardin de l'Europe ou le troisième monde" et "Quel avenir pour le monde rural en Afrique de l’Ouest ?"). L'agriculture dans ces deux régions (Maghreb et Afrique subsaharienne) est touchée de plein fouet par le réchauffement climatique.

Alors que déjà, "Les ressources naturelles en eau au Maroc sont parmi les plus faibles au monde." (2) Nous lisons par exemple dans un article de Ghalia Kadiri du journal Le Monde de février 2018 que : "Après une décennie de surexploitation des nappes phréatiques par l’agriculture (ce secteur contribue à 20 % du PIB), le royaume est en situation de stress hydrique." (1) Avec 500 m3/habitant/an, le pays est en deçà du seuil critique. Ce manque d'eau met les populations en grande fragilité et conduit certains à l'exode rural ou à l'émigration.

Durant un peu plus de 2 mois je parcours le Maroc du sud au nord, en bus malheureusement et non à vélo comme prévu à cause d'une mauvaise tendinite au genou. En plus de documenter ce qui me sera donné à voir de la production d'énergie renouvelable, de l'urbanisation accélérée (métropolisation et littoralisation) qui accroit les besoins en eau et annexe des terres agricoles, et des scènes de vie relatives à notre sujet, je compte réaliser une sorte de modeste état des lieux des agricultures intensives et vivrières du pays.


REPORTAGE