Hélène et Thomas Chassaing fr / en Menu

Texte d'introduction :

Vendredi 15 mars, la journée de grève scolaire mondiale pour le climat a été très suivie dans plus de 120 pays. Cette mobilisation (Youth For Climate) a été initiée par la lycéenne suédoise de 16 ans, Greta Thunberg, qui s’est fait connaître en août 2018 en brandissant, chaque vendredi, une pancarte « Skolstrejk för klimatet » (Grève scolaire pour le climat) devant le Parlement de Stockholm.

Devenue iconique (et aussi controversée), après ses discours très remarqués à la COP24 de Katowice (cf reportage sur cette COP) et au sommet de Davos, elle a pris la parole à Stockholm au cours de cette grève scolaire devant des milliers de jeunes : « Nous n’acceptons pas cette situation, c’est pour ça que nous faisons la grève, on fait la grève pour le futur, et nous allons continuer. »

Á Paris, c’est selon la police ou les organisateurs entre 29 000 et 40 000 manifestants qui ont défilé vendredi 15 mars. Le point de départ se situait au Panthéon et le point d'arrivée aux Invalides.

Voici un extrait de la lettre ouverte écrite par Le groupe international de coordination des grèves des jeunes pour le climat appelant à la manifestation et traduite en 19 langues :

« Nous, la jeunesse, sommes profondément préoccupés par notre avenir. [...] Nous sommes l’avenir sans voix de l’humanité. Nous n’accepterons plus cette injustice. [...] Nous devons enfin traiter la crise climatique comme une crise. C’est la plus grande menace de l’histoire de l’humanité et nous n’accepterons pas votre inaction qui menace toute notre civilisation. [...] Le changement climatique est déjà une réalité. Des gens sont morts, meurent et mourront à cause de cela, mais nous pouvons arrêter cette folie et nous le ferons. [...] Unis, nous nous lèverons le 15 mars et bien d’autres fois après, jusqu’à ce que la justice climatique soit rendue. Nous demandons aux dirigeants du monde entier qu’ils assument leurs responsabilités et résolvent cette crise, ou qu’ils se retirent. Vous avez échoué dans le passé. Si vous continuez à nous décevoir à l’avenir, nous, les jeunes, ferons changer les choses par nous-mêmes. La jeunesse de ce monde s’est mise en mouvement et elle ne s’arrêtera plus. »


REPORTAGE